Les shiba Inu souffrent-ils de dysplasies coxophémorales?


OUI, les Shiba Inu peuvent être atteint de dysplasie !

Dans notre élevage : 0,6 % depuis 2003 ! En comparaison : les grandes races sont de 12 à 25 %


Dysplasie de la hanche (dysplasie coxo-fémorale) : Malformation de l'articulation de la hanche susceptible de se déclarer au cours de la croissance de n'importe quel chiot, en particulier chez les grandes races, mais qui touche aussi fréquemment les races moyennes.

La dysplasie peut présenter des gradations diverses comme des boiteries au réveil et après un effort lourd, l’avant plus développé que l’arrière, balancement de l’arrière train, le chien s’appuie plus sur l’avant que sur l’arrière quand il court, il fait aussi des sauts de lapins (pieds joints), pleure quand on lui caresse les hanches, se couche plus aisément les pattes sur le côté plutôt qu’en sphinx, la plus part des chiens dysplasiques n’adopte pas la position de la grenouille. Mais la dysplasie peut aussi passer totalement inaperçue au départ. Le mode de transmission est en partie causé par différents gènes, mais les scientifiques ne savent pas quels gènes, ni combien, sont impliqués. C’est une pathologie complexe. Les facteurs environnementaux ont également une incidence : excès pondéral, croissance trop rapide, et régimes hyper-énergétiques ou trop supplémentés, traumatismes. Jusqu’à un an sont prohibés les escaliers, les carrelages glissants, les exercices soutenus, les sauts, les jeux brutaux, etc., pour éviter toute prédisposition. Deux chiens indemnes peuvent produire des chiens dysplasiques, tout comme des chiens dysplasiques peuvent produire des chiens indemnes. C’est pour cela qu’il n’est pas possible d’éradiquer cette pathologie, mais en ne sélectionnant pas de chiens atteints, on peut dimInuer un peu sa proportion dans la race. Une étude faite sur 50 ans, lors d’un programme d’éradication qui n’a pas porté ses fruits, a montré pour les labradors que de nos jours 16,8% ont des hanches classées A contre 10,8% il y a 25 ans, et 12,3% sont atteints de dysplasie grave contre 14,2% il y a 25 ans.

En cas de douleur importante (pas forcement liée au niveau de dysplasie) il est possible de soulager le chien avec des anti-inflammatoires. Il existe aussi des opérations possibles avec rééducation en cas de dysplasie grave.

La dysplasie des hanches peut être dépistée une fois la croissance du chien terminée par radio suivie d’une lecture officielle. En voici la grille de lecture :
> A = Aucun signe de dysplasie de la hanche | Ne prétend pas que le chiot est sains.
> B = Hanches presque normales | mais atteint !
> C = Dysplasie légère de la hanche
> D = Dysplasie moyenne de la hanche
> E = Dysplasie sévère de la hanche

Tous les chiens peuvent être dysplasiques, chez certain ceci se déclare par contre d'autres ne montreront aucun signe grace àune bonne musculature.
Des chiens type A/A peuvent donner des chiens de type D/D et vice versa !

Le surpoids, le trop sportifs, les accidents, les escaliers etc ne sont que des révélateurs !
Il y a plus de 100 allèles qui agissent sur la dysplasie et la formation du squelette, il est donc presque impossible actuellement de garantir un génotype sains.

Tout le problème vient du fait des différentes phases "Porteur, sains ou atteint" mais sur un tel nombre de gênes impliqués c'est impossible àdéfinir.

Une nouvelle théorie veut que les chiens sont dans une phase de redressement du squelette (position debout, comme les humains) et que cette transition soit l'une des origines de la déformation de ce même squelette !

l'avenir nous le dira !

Il est fortement déconseillé de faire reproduire les chiens D et E, les chiens C doivent être mariés avec des chiens A ou B.
La Dysplasie coxo-fémorale communément appelée dysplasie des hanches

Surveiller la courbe de croissance des chiots Du sevrage à l'age adute, il est important de Surveiller la courbe de croissance des chiots et de vérifié que l'évolution de leur poids reste proche des courbes de références établies pour leur catégorie de fomat.

Avant l'âge de 12 semaines, il est rare qu'un chiot soit en surpoids ou en souspoids Ensuite, des pesées mensuelles sont conseilées jusqu'à l'âge de 6 mois puis au moins tous les 3 mois jusqu'à la fin de la croissance. il importe de vérifier que la croissance du chiot n'est pas trop rapide car elle est associée à des conséquences délétères. Le tissu adipeux se développant tardivement au cours de la croissance, un chiot nourri en excès pourra grandir trop vite tout en restant mince en apparence.

Or la suralimentation est un facteur de risque d'obésité juvénile et augmente le risque de troubles ostéo-articulaires ultérieurs (dysplasie, arthrose précoce). Il est cependant exclu de faire maigrir un chiot tant que sa croissance n'est pas terminée. S'il n'a pas encore dépassé son poids adulte estimé, il importe de ralentir sa croissance. Si le poids adulte optimal a été dépassé, il est conselle de stabillser le poids et d'attendre l'âge théorique de fin de croissance pour mettre en place un regime amaigrissant Plusieurs astuces existent pour moderer l'appétit d'un chiot: usage de gamelles ant-glouton, distribution d'une partie de la ration dans des jouets, rehydrater les croquettes, ajouter des légumes, substituer une partie de l'aliment sec par un aliment humide.
Source: article de Pascale Pibot d'aores une conférence de Mathilde Thierry paru dans L'Essentiel n° 708 du 25 janvier 2024.

C'est une anomalie de développement de la hanche qui mène éventuellement à la dégénérescence de celle-ci. La hanche normale se présente comme une boule et une cavité ressemblant à une attache de caravane. Lors de la dysplasie de la hanche, l'articulation est souvent peu profonde et la tête fémorale est petite et déformée. La dysplasie de la hanche est une maladie complexe dont les causes ne sont pas totalement éclaircies, bien que différents facteurs de risque aient été identifiés.
Trop de sauts, les escaliers, la nourriture, les trop longues balades, les jeux violents, les chutes sont tous des élements qui peuvent apportés des problèmes de dysplasie coxo-phémorales S'il suffisait de tester et de sortir de la reproduction les sujets (porteurs), il y a longtemps que cette déformation de la hanche serait éffacée du monde canin.
On estime actuellement à 15 % les facteurs d'hérédité pouvant s'exprimer par l'apparition d'une dysplasie. Il semble néanmoins que les facteurs d'environnement influencent fortement son aggravation.

Alimentation :
Elle joue un rôle prépondérant soit par un excès de minéraux, de vitamines, soit par un excès de calorie entraînant une surcharge pondérale et une sollicitation plus importante de l'articulation, d'où sa déformation.

Activité :
En permettant au chien une activité sportive trop importante pendant sa période de croissance, la sollicitation articulaire et osseuse exagérée peut favoriser une dysplasie coxale fémorale.

Musculature :
A l'inverse, une forte musculature du bassin peut compenser les faiblesses ligamentaires et masquer une dysplasie. En citant ces diverses causes pré-disposantes, nous comprenons que l'excès peut nuire autant que l'insuffisance et qu'un régime soigneusement équilibré associé à une activité bien menée sera primordiale.
3 Les grandes erreures dans l'élevage.

Ne pas reproduire un type D : c'est clair ! Les parents de ce chien doivent également être éliminés de la repro, oui mais lequel ? ou les deux ?
Sur combien de génération retroactives doit'ont retirés les géniteurs ?

Qui est le donneur ? papa, maman ? qui est porteur, sains ou atteint ?

Que nous donne une radio des hanches sur la génétique du chien ? atteint ou non-visible ? mais un porteur n'est jamais atteint ! notion basique !

Combien de chiots sont-ils testés ? 2 % du monde canin ? je penserais plus du côté de 0,000xxx% Car un chien de race sera t'il confirmé ? deviendra t'il reproducteur? sera t'il testé ?

Et les chiens de pure race garantie, ne représentent que 5-6 % de la population canine !!!


Depuis plus de 40 ans, on teste nos amis canins, on sélectionne des individus "sains", mais chaque années les chiens atteints augmentent en pourcentage ?
Grace à cette sélection, on devrait diminué le nombre de chien atteint comme avec de nombreuses maladies !
Force est de constaté qu'il n'en est rien !!!

Pour votre vétérinaire, il en sera toujours de la génétique ! ceci clos la conversation et surtout ne pose aucune fautes sur le propriétaire malgré le surpoids, les promenades bien trop longue, les sauts depuis les sièges de la voiture ou les escaliers XX fois par jours, toute la faute revient sur l'élevage sans qu'il ne puisse s'en défendre ! Ceci évitera à votre vétérinaire bien des conversations et clos le sujet une fois pour toute !

Bien entendu, vu le côté génétique de cette pathologie, les assurances vont également se retirée ! Car c'est la faute de l'élevage !

Quand les assurances se retirent, les vétérinaire pratiqueront les prix souhaités sans contrôles d'aucune part ! libre à eux !

J'ai vu des opération similaires de 2600 à 6300 euros !

Une seule option pour vous protéger de cette affection : Le Pennhip (Pennsylvania hip improvement program - programme d‘amélioration des hanches de l‘Université de Pennsylvanie) est une méthode radiographique de diagnostic précoce, dès l‘âge de quatre mois, de la dysplasie coxo-fémorale chez le chien.
Avant l'âge de 16 semaines, pratiqué un test " Pennhip" sur le chiot : Ensuite si le chiot est touché une opération minimal au laser sera proposé ayant un prix minimum et votre chien pourra se devellopper normalement sans plus montrer de signe de dysplasie ! ou le retourner simplement chez son éleveur ! qui décidera lui-même de la suite à donner pour ce chiot .
Le Pennhip (Pennsylvania hip improvement program - programme d‘amélioration des hanches de l‘Université de Pennsylvanie) est une méthode radiographique de diagnostic précoce, dès l‘âge de quatre mois, de la dysplasie coxo-fémorale chez le chien. Par le calcul d‘un indice de "distraction" (ID), il est possible de déterminer la probabilité qu‘un chien présente des lésions dégénératives de la hanche à l‘âge adulte. Ainsi, en utilisant cet indice comme critère de mise à la reproduction d‘un individu donné, il est possible au fil des générations d‘éliminer la dysplasie coxo-fémorale dans la race canine : ce que n‘ont pas réussi, en quarante ans, les programmes officiels mis en place dans de nombreux pays.

Mots-clés : Pennhip, dysplasie, hanche, chien, indice de distraction, radiographie.

#INTRODUCTION
Les méthodes de détection de la dysplasie coxo-fémorale (DCF) chez le chien, mises en place depuis une quarantaine d’années, ont montré leurs limites : la prévalence de cette affection n’a pas diminué. Pourtant, dès 1983, le Professeur Gail Smith, de l’Université de Pennsylvanie, mettait en place le programme d’étude d’une technique radiographique permettant d’objectiver, dès l’âge de quatre mois, la laxité de la hanche du chien et de calculer, pour chaque articulation, un indice objectif mesurant cette laxité. Au fil des années et dans le monde entier, s’est créé un réseau de centaines de vétérinaires agréés ayant contribué à alimenter une base de données de dizaines de milliers de cas. Ainsi aujourd’hui, un chien bénéficiant d’une évaluation de ses hanches suivant la méthode Pennhip peut être objectivement comparé à ses congénères en terme de laxité articulaire, et proposé ou non à la reproduction en fonction de la probabilité qu’il développe des lésions dégénératives de la hanche. Pour une population donnée, en incluant l’indice de laxité parmi les critères de choix des individus reproducteurs, on aboutit en quelques générations à une diminution drastique de la prévalence de la dysplasie de la hanche.

#LIMITES DES MéTHODES ACTUELLES DE DéTECTION DE LA DYSPLASIE COXO-FéMORALE (DCF) DU CHIEN
Depuis une quarantaine d’années, la radiographie "officielle" de détection de la dysplasie coxo-fémorale (DCF), préconisée par les différentes sociétés canines (OFA - Orthopaedic Foundation for Animals aux états-Unis, SCC - Société Centrale Canine en France, etc.) fait appel à un cliché où l’animal anesthésié est en décubitus dorsal avec les fémurs parallèles entre eux et à la table et les rotules au zénith. Cette position permet de mettre en évidence la congruence des surfaces articulaires et ce, d’autant plus qu’elle entraîne une rotation interne des tissus, notamment de la capsule non élastique, qui tire la tête fémorale vers l’acétabulum. Or, suivant la définition d’Olsson en 1966, c’est la laxité de l’articulation, non mesurée ici, qui entraîne une subluxation de la hanche dès les premiers stades de la vie, et un certain degré d’aplatissement de l’acétabulum et de la tête fémorale menant inévitablement à une ostéoarthrite. Enfin, c’est un score subjectif (excellent, bon, moyen etc. ou A, B, C, D ou E suivant les sociétés) qui est attribué lors de la notation des clichés que l’on a bien voulu soumettre à la lecture officielle (aux états-Unis, moins de 5 % des Berger Allemand, Golden Retriever, Labrador Retriever et Rottweiler sont radiographiés et soumis à l’OFA pour évaluation) (KANEENE, MOSTOSKY et PADGETT, 1997). De plus, un certain nombre d’examens, qui reste à déterminer avec précision, sont réalisés sans anesthésie entraînant ainsi une contraction musculaire réflexe de l’animal augmentant la congruence de l’articulation et donc, le score (CHANOIT et GENEVOIS, 2005 a).

Incidence de la maladie
On comprend ainsi pourquoi l’incidence de la DCF n’a pas diminué en quarante ans. L’OFA, qui possède le plus grand nombre de données mondiales concernant l’interprétation radiographique des DCF dans l’espèce canine, a évalué plus de 300000 chiens entre 1972 et 1988. Lorsqu’on compare les scores obtenus par les sujets qui sont nés entre 1972 et 1980 et par ceux nés entre 1981 et 1988, on se rend compte que parmi les races les plus prédisposées, l’incidence de la DCF est restée étale (chez le Labrador Retriever) ou a augmenté, respectivement de 1 %, 4 %, 10 % et 15 % chez le Golden Retriever, le Dogue Allemand, le Berger Allemand et le Doberman Pinscher (CORLEY, 1992). Plus récemment, une équipe finlandaise a étudié l’évolution de l’incidence de la DCF entre 1985 et 1997 sur 10335 sujets de race Berger Allemand, issus de 2502 portées produites par 1156 éleveurs différents. D’après les résultats obtenus, l’intérêt de la méthode de dépistage actuel, identique à celle utilisée en France et mise en place en Finlande dès 1963, est fortement mis en cause, puisque la prévalence de la maladie est stable, voire augmente même entre 1988 et 1995 (LEPPÄNEN et al., 2000).

Héritabilité du caractère étudié L’héritabilité du phénotype étudié (conformation et congruence de la hanche) a récemment été calculée chez quatre races de chiens dont les radiographies, réalisées suivant la méthode officielle, sont parmi les plus fréquemment soumises à lecture : Bouvier Bernois, Chien d’Eau Portugais, Setter Anglais et Sharpei. L’héritabilité moyenne obtenue a été de 0,26 (+/- 0,03) (REED et al., 2000). Avec une valeur aussi faible, la mise en Å“uvre d’une pression de sélection résulte au mieux en une lente amélioration génétique, mais ne laisse pas espérer une éradication complète de l’affection. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, parmi les chiens de 2 ans notés "A" 55 % présentent des signes radiologiques de DCF et l’accouplement de deux Berger Allemand notés "A" produit dans 23 % des cas des sujets dysplasiques. Il pourrait être intéressant d’étudier le devenir des animaux lorsqu’on accouple des animaux classés "B" ou " C ".

Variabilité de l’interprétation
Le désaccord sur la notation des radiographies soumises à lecture officielle est considérable Les clichés de 65 chiens ont été interprétés par six radiologues : trois affiliés à l’OFA et trois membres du Collège Américain des Vétérinaires Radiologistes. Les premiers ont identifié, chacun, de 10 à 11 animaux dysplasiques, alors que pour les seconds, entre 25 et 29 étaient affectés. De plus, moins d’une radiographie sur deux était notée de la manière identique par chaque groupe, soit moins de 50 % de consensus. Enfin, lorsqu’on a présenté ces radiographies aux mêmes radiologues une année plus tard, ils ont posé le même diagnostic mais avec un score variant de 48 à 75 %! Celui qui a la moins bonne répétabilité dans sa lecture se trompe plus d’une fois sur deux, celui qui a la meilleure, est en accord avec lui-même uniquement trois fois sur quatre (SMITH, 1997). Il est évident que la méthode utilisée depuis quarante ans identifie mal les mauvais phénotypes. De nombreux chiens, bien que classés parmi les non-dysplasiques, sont des faux négatifs qui n’ont par exemple pas rencontré suffisamment de facteurs environnementaux pour exprimer des lésions radiologiques au moment de l’examen, mais qui sont porteurs de gènes délétères mis en circulation au moment de la reproduction. Ainsi, aujourd’hui, 40 ans après la mise en place des programmes d’éradication, la DCF est encore présente chez plus de 40 % des chiens de pure race (FLUCKIGER, 1998) et chez près de 70 % des chiens de grandes races.

#PRéSENTATION DU PROGRAMME DE L’UNIVERSITé DE PENNSYLVANIE
Devant les limites de la méthode actuelle, l’équipe du Professeur Gail Smith a pris en compte le point sur lequel tout le monde s’accorde, à savoir que la laxité est à l’origine de la maladie dégénérative affectant la hanche du chien, en prenant comme hypothèse de travail qu’elle est un élément objectif et mesurable.

La technique
L’évaluation de l’articulation coxo-fémorale d’un chien suivant la méthode Pennhip repose sur la réalisation de trois clichés radiographiques réalisés sous anesthésie générale. Le premier cliché est obtenu en position "standard" il permet d’avoir un point de comparaison avec les notations officielles (OFA, SCC etc.) et de noter d’éventuelles lésions existantes de maladie dégénérative. Le second est obtenu en effectuant une compression (figure 1). L’animal est en décubitus dorsal avec les fémurs perpendiculaires à la table, l’opérateur tient les tibias (euxmêmes perpendiculaires aux fémurs) et, provoquant une rotation externe de ceux-ci, entraîne la mise en compression de l’acétabulum par la tête fémorale. On visualise ainsi le maximum de congruence qu’il est possible d’obtenir entre la tête du fémur et sa cavité articulaire, sans que ni la rotation des tissus, ni le poids du chien qui pourraient entraîner une subluxation plus ou moins importante, n’interviennent. Lorsque la congruence est parfaite, le centre de la tête fémorale est au centre de l’acétabulum.

Le troisième cliché est obtenu en situation dite de "distraction" (figure 2). L’animal est toujours en décubitus dorsal. avec les fémurs encore maintenus perpendiculaires à la table d’examen. L’appareillage spécifique, identifié par un numéro de série (www.Pennhip.org), est placé entre les fémurs ; il est constitué de deux tubes en plexiglas, recouverts de mousse en caoutchouc, reliés à deux rails en aluminium sur lesquels ils peuvent coulisser et ainsi s’adapter aux différentes tailles de bassin. Les rouleaux en plexiglas sont au contact de l’insertion des pectinés et un assistant appuie fermement sur les rails en direction de la table, en vérifiant que l’appareil reste bien dans l’axe du bassin. L’opérateur, agrippant les tibias du chien, veille à ce qu’ils restent perpendiculaires aux fémurs et applique une force en adduction : les cylindres constituent alors une résistance sur laquelle butent les fémurs, ce qui entraîne le déplacement de la tête fémorale vers l’extérieur de l’acétabulum .

Le positionnement de l’animal, afin d’obtenir la plus grande laxité possible et d’assurer la répétabilité entre les mesures effectuées par des opérateurs différents, a été déterminé suite à des études réalisées sur cadavres. Celles-ci ont permis de fixer les degrés optimaux de flexion (10°)/extension (30°), adduction (10°-30°) et rotation interne (0°)/externe (0°-10°) des fémurs (HEYMAN, 1993).

L’indice de "distraction" (ID)
Une fois le troisième cliché réalisé, on calcule sur celuici, les indices dits de "distraction" (ID) pour chaque articulation de la hanche. ID = d/r où d est la distance entre le centre de l’acétabulum et le centre de la tête fémorale, représentant le rayon de cette dernière.
L’indice ainsi calculé permet de comparer objectivement les individus et introduit une notion de proportionnalité. La congruence est complète lorsque ID = 0 et un ID = 1 signe la luxation. Un ID de 0,6, par exemple, signifie que la laxité de ce chien est deux fois plus importante que celle d’un chien ayant un ID de 0,3 et que sa tête fémorale est subluxée à +/- 60 %.

L’agrément
On peut tout à fait réaliser les clichés décrits ci-dessus, sous réserve de respecter le positionnement des animaux et d’utiliser un appareil adapté. Le calcul de l’indice est simple lui aussi.
Cependant, il est nécessaire d’être agréé par l’Université de Pennsylvanie, pour que la lecture des radiographies soit réalisée par l’équipe du Professeur Gail Smith, c’est-à-dire avec : - l’assurance que les clichés sont bien interprétables et que l’indice est calculé par un lecteur dont la répétabilité a été mesurée; - la mise en comparaison de l’indice obtenu avec ceux des autres chiens de la même race présents dans la base de données de plus de 50000 individus.
Pour obtenir cet agrément (www.Pennhip.org), il est obligatoire de suivre une formation théorique et pratique sur plusieurs jours, au cours de laquelle est utilisé un appareillage identifié, puis de soumettre cinq cas comprenant une radiographie en position standard, une en compression et trois en "distraction" L’envoi de ces trois derniers clichés pour chaque cas permet d’évaluer la répétabilité de l’opérateur, en jugeant le cliché dans son ensemble mais aussi en calculant les ID pour chaque hanche : lorsque le coefficient de variation (rapport écart type/ moyenne des ID) d’une hanche donnée sur les trois clichés est supérieur à 0,1, l’agrément n’est pas obtenu.

#INTéRêT DANS L’éRADICATION DE LA DYSPLASIE DE LA HANCHE CHEZ LE CHIEN
Non seulement la laxité de l’articulation de la hanche est un élément objectif et mesurable mais aussi, et surtout, il est prédictif dès 4 mois.

La laxité mesurée par l’ID est un facteur de risque L’analyse des dossiers cliniques de 15742 chiens de quatre races communes (Berger Allemand, Golden Retriever, Labrador Retriever et Rottweiler) a montré que la laxité de la hanche, déterminée par l’indice de distraction, est un facteur de risque significatif de l’apparition de lésions dégénératives de cette articulation (SMITH et al., 2001).

La figure 6 montre la probabilité d’apparition de ces lésions, chez des chiens de plus de 24 mois, en fonction de la valeur de l’indice calculé à partir de l’âge de 4 mois. Chaque fois que l’indice augmente de 0,1, la probabilité est multipliée par un facteur variant de 2,6 à 3,1 suivant la race (SMITH et al., 2001).

La corrélation est donc étroite entre la valeur de l’indice calculé pour un individu et le risque pour cet individu de présenter, à plus ou moins long terme, une arthrose coxo-fémorale; de même,

une faible valeur de l’ID mesurée chez un chien de plus de 16 semaines est corrélée avec le fait qu’il ait des hanches normales à l’âge adulte (CHANOIT et GENEVOIS, 2005 b).

On remarque aussi que lorsque l’ID est inférieur à 0,3 le risque de développer des lésions dégénératives est pratiquement nul; au-delà, le chien doit être considéré comme étant génétiquement prédisposé à la dysplasie de la hanche, jusqu’à une valeur de 0,7/0,8 où la probabilité de développer des lésions dégénératives tend vers 100 %. Ces valeurs sont corroborées par d’autres études (CHARETTE et al., 2001 ; VEZZONI et al., 2005).

Pour un Berger Allemand, la probabilité de présenter une dysplasie coxo-fémorale est 4,95 fois supérieure à celle des quatre autres races confondues, vraisemblablement à cause des particularités de la conformation de ces chiens (arrièretrain fléchi), mais aussi parce qu’ils présentent une masse musculaire moins importante au niveau du bassin. En effet, la laxité passive qui est mesurée par l’indice de distraction, sous anesthésie générale, n’est pas tout à fait la laxité fonctionnelle qui se manifeste lors de la locomotion… or c’est la musculature qui inhibe la transformation de l’une en l’autre, diminuant ainsi les agressions du cartilage articulaire responsables des modifications dégénératives.
Le pronostic est fiable dès quatre mois Des radiographies ont été réalisées en position standard et en "distraction" chez 142 chiens, sous anesthésie générale, aux âges de 4 mois, 12 mois et 24 mois. à chaque fois, l’articulation de la hanche a été évaluée suivant trois méthodes : une subjective (notation SCC, OFA etc.) et deux quantitatives (angle de Norberg/Olsson et indice de distraction).

On a comparé les mesures obtenues à ces trois dates en calculant, à chaque fois, un coefficient de corrélation intraclasse (figure 7). On remarque que les indices de distraction calculés à l’âge de 4 mois sont comparables à ceux obtenus lorsqu’on réévalue l’animal à l’âge de 24 mois. Ce n’est le cas ni pour l’angle de Norberg/Olsson, ni significativement pour la notation officielle, les mesures réalisées à 12 et 24 mois selon cette dernière méthode n’étant pas statistiquement corrélées (SMITH et al., 1993).

#CONCLUSION
Ainsi dans la plupart des races canines, l’examen "standard" réalisé à l’âge de 12 mois n’est pas prédictif de l’apparition d’une DCF un an plus tard. C’est pourtant sur ces bases qu’on détermine ou non, dans le meilleur des cas, la mise à la reproduction d’un sujet. Il n’est donc pas étonnant que l’incidence de la DCF n’ait pas diminué depuis quarante ans malgré les efforts conjugués des éleveurs, des associations et clubs de race, et des vétérinaires. De plus, il est étonnant qu’une méthode décrite dans plus de 200 publications dans des journaux de référence, ne soit pas ou peu utilisée en France. Plus de la moitié des chiens jugés sains sur les clichés "officiels" continueront donc de présenter des lésions dégénératives de la hanche à l’âge adulte et transmettront des gènes délétères, sans que la bonne foi des éleveurs adhérant à des programmes censés éradiquer cette affection au prix d’efforts financiers (et émotionnels) considérables, soit mise en cause!

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