COMMENT EST-CE POSSIBLE ?
Tous les futurs propriétaires de chien devraient lire cette lettre avant de prendre un chien !
Une note de l'auteur:
Si "Comment pourriez-vous?" vous donne les larmes aux yeux quand lisez cette lettre, comme pour moi quand je l'ai écrit, c'est parce que c'est l'histoire composite des millions d'animaux familiers qui sont morts chaque année
dans des refuges pour animaux américains et canadiens. S'il vous plaît utilisez ceci pour aider à éduquer les gens, sur vos sites Web, dans des bulletins d'information, sur les abris pour animaux et les bureaux vétérinaire.
Dites au public que la décision d'ajouter un animal de compagnie à la famille est importante dans leur vie, que les animaux méritent notre amour et nos soins, Il est de votre responsabilité de trouver une autre maison appropriée
pour votre animal dans le cas ou, vous ne pourriez pas le garder près de vous
Offrez-vous de bons conseils, et n'oubliez pas que toute vie est précieuse. S'il vous plaît, faites votre part pour arrêter le massacre et encouragez toutes les campagnes de stérilisation afin d'empêcher les animaux non désirés.
S'il vous plaît, transmettez cela à tout le monde, pas pour les blesser ou les rendre tristes, mais pour que cela puisse sauver peut-être, un animal de compagnie non vraiment désiré.
Rappelez-vous ... Ils vous aiment INCONDITIONNELLEMENT et ils ont toujours besoins de vous.
COMMENT EST-CE POSSIBLE ?
Par Jim Willis (2001)
Quand j'étais un chiot, je t'ai amusé avec mes cabrioles et t'ai fait rire.
Tu m'as appelé ton enfant, et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés Je suis devenu ton meilleur ami. Toutes les fois que j'étais méchant, tu agitais ton doigt vers moi et me demandais comment est-ce possible? Mais après, on s'amusait ensemble.
Mon éducation a pris un peu plus longtemps, parce que tu étais terriblement occupé, mais nous y avons travaillé ensemble. Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit et écoutais tes confidences et rêves secrets, et je croyais que la vie ne pouvait pas être plus parfaite.
Nous sommes allés pour de longues promenades et courses dans le parc, promenades en voiture, arrêts pour la crème glacée (j'ai seulement eu le cornet parce que « la glace est mauvaise pour le chien », comme tu disais) et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu rentres à la maison.
Progressivement, tu as commencé à passer de plus en plus de temps au travail et à te concentrer sur ta carrière, et plus de temps à te chercher un compagnon humain. Je t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirement de coeur, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions, et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer.
Et puis tu es tombé amoureux. Elle, maintenant ta femme, n'est pas une personne chien, mais je l'ai accueillie dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection, et je lui ai obéi. J'étais heureux parce que tu étais heureux. Ensuite, les bébés humains sont arrivés, et j'ai partagé votre excitation. J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur, et je voulais pouponner aussi. Seulement vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser, et j'ai passé la plupart de mon temps banni dans une autre pièce ou dans une niche. Oh, comme je voulais les aimer, mais je suis devenu un prisonnier de l'amour. Comme ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami. Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés sur leurs jambes branlantes, ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles, et m'ont donné des baisers sur le nez. J'aimais tout d'eux et leurs caresses parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes- et je les aurais défendus avec ma vie si besoin était. J'allais dans leur lit et écoutais leurs soucis et rêves secrets, et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée.
Il y eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un chien, tu leur montrais une photo de moi dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires à mon propos. Ces dernières années tu répondais juste « oui » et changeais de sujet. Je suis passé du statut de « ton chien » a seulement « un chien » et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.
Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville, et vous allez déménager, mais il y eut un temps où j'étais dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux de compagnie. Tu as fais le bon choix, pour ta famille, seule famille.
J'étais excité par la balade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux. Cela sentait les chiens et les chats, la peur, le désespoir. Tu as rempli la paperasse et tu as dit : je sais que vous trouverez une bonne maison pour elle. Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé. Ils comprennent la réalité à laquelle fait face un chien entre deux âges, même avec « des papiers ». Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon col et il a crié « Non, papa, ne les laisse pas prendre mon chien ! ». Et je me suis inquiété pour lui. Quelles leçons lui avez-vous apprises à l'instant au sujet de l'amitié et de la loyauté, au sujet de l'amour et de la responsabilité, et au sujet du respect pour toute vie? Tu m'as donné un « au revoir », une caresse sur la tête, tu as évité mes yeux, et tu as refusé de prendre mon collier avec vous.
Après votre départ, les deux gentilles dames ont dit que vous saviez probablement au sujet de votre départ il y a de cela plusieurs mois et que vous n'aviez rien fait pour me trouver une bonne maison. Elles ont secoué la tête et ont dit : « comment est-ce possible ! »
Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge que leurs programmes chargés le leur permettent. Ils nous nourrissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours. Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage, je me dépêchais en espérant que c'était toi, que tu avais changé d'avis, que ce n'était qu'un mauvais rêve, ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver. Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retirée dans un coin de la cage et je t'ai attendu.
J'ai entendu ses pas quand elle s'approchait de moi en fin de journée, et j'ai trottiné le long de l'allée jusqu'à une pièce séparée. Une pièce heureusement tranquille. Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles, et m'a dit de ne pas m'inquiéter. Mon coeur battait d'appréhension à ce qui était à venir, mais il y avait aussi un sentiment de soulagement. Le prisonnier de l'amour avait survécu à travers les jours. Comme c'est dans ma nature, je me suis plutôt inquiété pour elle. Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je le sais, de la même manière que je connaissais votre humeur chaque jour. Elle a placé une chaîne doucement autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais il y a tant d'années. Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine. Quand j'ai senti la piqûre et le liquide se répandre à travers mon corps, je me suis assoupie, je l'ai examinée de mes gentils yeux et j'ai murmuré « comment as-tu pu? ».
Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit « je suis si désolée ». Elle m'a étreint, et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail de s'assurer que j'allais à une meilleure place où je ne serais pas ignorée ou abusée ou abandonnée, où j'aurais à pourvoir moi-même à mes besoins, une place remplie d'amour et de lumière très différente de cet endroit. Et avec mes dernières forces, j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon regard n'était pas dirigé contre elle. C'était à toi, mon maître bien-aimé, que je pensais.
Comment as-tu pu ?
Je penserai à toi et t'attendrai à jamais.